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Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Titre
Agir pour la santé menstruelle et favoriser l’accès à l’éducation des jeunes filles de Dakar et de Marseille par l’information, la sensibilisation et l’autonomisation.
Année de signature de la convention ou de la lettre d'intention
2022
Thématique d'intervention
Education, Social et Recherche
Sous-thématique d'intervention
Santé
Sous-sous-thématique d'intervention

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat

Autres thématiques mises en œuvre pour le partenariat
Thématique éligible Sous-thématique Sous-sous-thématique Priorité
Education, Social et Recherche Jeunesse & genre 1
Environnement, Climat et Energie Protection / Gestion de l'environnement / Biodiversité 2
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Objectifs de développement durable - ODD

Objectifs de développement durable - ODD
Thématique éligible
3 - Bonne santé et bien-être 2
4 - Éducation de qualité 2
5 - Égalité entre les sexes 2
6 - Eau propre et assainissement 2
10 - Inégalités réduites 2
17 - Partenariats pour la réalisation des objectifs 2
1 - Pas de pauvreté 1
8 - Travail décent et croissance économique 1
11 - Villes et communautés durables 1
12 - Consommation et production responsables 1
Année de début du partenariat
2022
Le partenariat est :
En cours
Date de fin du partenariat
31/12/2023
Contexte et historique
L’agenda 2030 est un programme universel pour le développement durable. Il porte l’ambition de transformer notre monde en éradiquant la pauvreté et les inégalités en assurant sa transition écologique et solidaire à l’horizon 2030.
C’est dans ce cadre-là que la ville de Marseille a décidé, en collaboration avec la ville de Dakar, de travailler sur les thématiques de santé des filles, d’égalité femmes-hommes, d’inclusion par le travail et de protection de l’environnement, par le biais d’un projet qui porte sur la santé menstruelle et la lutte contre la précarité menstruelle, qui a des conséquences pour les jeunes filles des deux pays.
La précarité menstruelle désigne les difficultés ou le manque d’accès de certaines personnes réglées au produit de protection menstruelle, et l’impossibilité pour elles de vivre dignement leurs règles. Le concept renvoie à la quantité des produits disponibles, les personnes n’ayant pas ou peu accès à suffisamment de produits, ainsi qu'à la qualité des produits utilisés. La précarité menstruelle entraîne des conséquences physiques et/ou psychologiques. Ne pas changer régulièrement de protection, utiliser d’autres produits (ex: papier toilette) ou des produits de basse qualité peut provoquer des démangeaisons, des infections, voire un syndrome du choc toxique, potentiellement mortel. Par ailleurs, ne pas pouvoir vivre dignement ses règles a des conséquences sur la santé mentale.
La problématique de la précarité menstruelle est indissociable des enjeux plus larges liés à la santé menstruelle et aux représentations qui l’entourent (perceptions des règles, et du sexe féminin plus largement, comme étant « sales ») et entravent la mise en place de bons comportements de santé. Actuellement, selon l’UNICEF, 66 % des filles en Afrique ne disposent pas d’une bonne information sur les règles avant d’y être confrontées, ce qui rend l’expérience négative.

Ainsi, la précarité menstruelle est d’une part liée au coût financier des règles, et d’autre part liée aux tabous qui entourent les menstruations, intériorisées dès l’enfance.
La précarité menstruelle concerne 500 millions de personnes dans le monde, y compris en France et au Sénégal. Les jeunes filles sont particulièrement touchées par cette situation qui a des conséquences sur leur santé ainsi que sur leur scolarité. En effet, en France, 130 000 élèves de collèges et lycées manquent l’école régulièrement à cause de leurs menstruations chaque année. Au Sénégal, selon l’association Speak Up Africa, 45 % des jeunes filles ratent des cours pendant leurs règles.
La Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO) estime donc que la précarité menstruelle a pour conséquence une diminution des opportunités offertes aux filles à travers le monde.
Marseille et Dakar sont jumelées depuis 1968. Fort d’une longue tradition d’amitié, un accord de coopération a été signé en 2010 entre les deux collectivités, élargi en 2013 dans le cadre d’une coopération tripartite entre Marrakech, Dakar et Marseille.

Les liens qui unissent les deux villes sont nombreux et concernent des domaines variés. Une attache fraternelle unit les villes jumelles portuaires et s’explique par les relations historiques entre l’Afrique et la France, l’importante diaspora sénégalaise de Marseille et les nombreux projets déjà réalisés entre les villes. Depuis 10 ans, la coopération entre Dakar et Marseille est vivante, avec plus ou moins d’intensité et ce projet participe à la redynamiser.

Dans ce cadre, un travail inter-pays sur les questions de santé apparaît pertinent, voire indispensable. En effet, les comportements favorables à la santé sont intrinsèquement liés à l’environnement des personnes, et se jouent différemment d’un pays à l’autre. Pour les acteur∙ices marseillais∙es, travailler avec des personnes de Dakar les aidera indubitablement à appréhender aussi leurs propres publics, tant les liens entre les deux villes sont resserrés.
Objectif global du partenariat
Le projet a pour but :
- d’agir pour la santé des jeunes filles, en mettant à leur disposition suffisamment de protections, faites dans des matières qui respectent leur santé, ainsi qu’en sensibilisant et formant à la thématique des menstruations les jeunes et les acteur∙ices de terrain qui travaillent à leur côté.
- de favoriser leur scolarité puisque la lutte contre la précarité menstruelle est une lutte contre l’absentéisme ou le décrochage des filles en milieu scolaire.
- de protéger l’environnement en mettant en place des pratiques écologiques et circulaires, économiques, via la réalisation de protections menstruelles réutilisables, faites à partir de matériaux recyclés.
- de sensibiliser les jeunes filles de Dakar et de Marseille
Les actions mises en place insuffleront une dynamique dans les villes, le changement de pratique ayant vocation à devenir pérenne.
Votre partenariat prend la forme d'un(e)
Projet de coopération décentralisée
Mise en œuvre du partenariat
Maître(s) d'œuvre
Petits Débrouillards, 13atipik, Biodiversity for peace, Planning Familial des Bouches-du-Rhône, centre departemental education populaire et sportive de Dakar, Inspection Academiquie de dakar
Maître(s) d'ouvrage
Marseille, ville de Dakar

Partenaires étrangers du partenariat

Partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Pays  
ville de Dakar Sénégal commun.ico.loupe.alter

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat

Contacts dans les partenaires étrangers du partenariat
Nom de la collectivité étrangère Nom Prénom Fonction Courriel
ville de Dakar DIOP SANE Ngoné Cheffe de service ngonekhadim@live.fr

Collectivités territoriales partenaires du partenariat

Collectivités territoriales partenaires du partenariat
Nom de la collectivité territoriale  
Marseille commun.ico.loupe.alter



Le partenariat n'est pas triennal

Financement du partenariat

Financement du partenariat
Nom du financeur Montant en euros Montant 1% Eau (Loi 2005) Montant 1% Eau (Loi 2005) Montant 1% Eau (Loi 2005) Montant 1% Eau (Loi 2005) Année
Collectivités et partenaires étrangers 2750 2022
Marseille 17680 2022
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères 24637 2022





Évaluation, communication et perspectives

Une communication a été engagée en France

Une communication a été engagée dans les pays partenaires

Suivi-évaluation
Les actions seront suivies et évaluées lors des copils mensuels en visio ou en présentiel organisés tout au long du projet. A Marseille le projet est soutenu par l’élue qui porte à la fois les relations internationales et la santé ce qui nous assure un suivi et une implication fortes. L’élue est assistée par la Direction de la Santé et de la Solidarité ainsi que par la mission Relations Internationales. Le but du projet est d’impliquer et former fortement les structures et associations locales, déjà fréquentées par le public visé, ce sont elles qui garantiront la pérennité du projet. Nous comptons également sur les liens tissés entre les partenaires dans les deux pays pour créer un échange d’idées, une émulation et un échange de pratiques sur le long terme. A Dakar le projet est suivi par l'élue référente et la responsable de la coopération

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité

Volontaires impliqués dans le partenariat (VSI, service civique, etc.) d'Échange et de Solidarité
Nom Prénom Mission Champs d'action Entité d'affectation


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